lundi 30 mai 2016

Evalion, la fille la plus raciste du net

Aujourd'hui j'ai fait la découverte de la fille la plus raciste du net

Ah, avec une photo pareille évidemment on peut avoir du mal à y croire et pourtant... Vous verrez que vous n'allez pas être déçus. 

Alors que j'étais sur Facebook et que je lisais mon fil d'actualités un peu rébarbatif, un ami m'a envoyé un message me demandant de taper sur google le nom "Evalion" sans me donner plus de détails. En le faisant, j'ai pu apercevoir dans les premiers résultats faisant apparaître les recherches de google image qu'il était question d'une adolescente, physiquement tout ce qu'il y a de plus normal. 



Puis, j'ai commencé à voir un peu en-dessous de ces premiers résultats que des podcasts avaient été réalisés à son effigie avec des titres assez peu élogieux comme vous pouvez le voir :






Elle est décrite par les internautes comme une jeune adolescente Canadienne, résolument raciste, antisémite et néo-nazie et elle a notamment fêté l'anniversaire du très populaire dirigeant politique allemand, Adolf Hitler dans une vidéo Youtube, encore disponible (hébergée par un internaute nommé "Senpai"). Dans cette même vidéo, elle dit d'Hitler qu'il n'était " pas du tout  une mauvaise personne ", elle avance entre autres choses que c'est également un de ses personnages historiques favoris.





De nombreux youtubers ont bien sûr réagi en condamnant les propos et le comportement de la jeune Canadienne, elle aussi youtubeuse. Notons au passage que ses comptes YouTube ont été bannis plusieurs fois mais qu'elle possède toujours un compte Twitter et une page Facebook, où elle demande des subventions afin de partir en "voyage " à Auschwitz... 



Elle verse aussi dans le racisme anti-noir sur Twitter...


Mais il semble qu'elle se soit plus spécifiquement centrée sur l'antisémitisme : 



Ce qui est encore plus inquiétant, c'est qu'elle soit suivie par plus de  17 000 personnes sur Twitter



Anthony Konaté, journaliste indépendant. Rédacteur à l'atelier des médias RFI, contributeur à Meta TV. 


dimanche 29 mai 2016

La prestation a cappella d'un interprète pour commémorer Verdun



Ce dimanche 29 mai 2016, centenaire de la commémoration de la bataille de Verdun, l'artiste Lunik Grio (aussi appelé LUN1K) qui participait autrefois aux événements Rap Contenders, a su fasciner en mettant en scène la vie de deux soldats Africains au front se battant pour la France.

L'auteur-interprète d'origine Ivoirienne, finaliste de l'émission "La France a un incroyable talent" en 2013 a réalisé une prestation a capella qui raconte l'histoire d'un sacrifice trop souvent oublié, celui de soldats d'origine Africaine tombés pour la liberté et la grandeur de la France.

Il estime que cette participation aux côtés de la France est aujourd'hui méprisée et négligée et que les livres et les manuels d'histoire adressés à la jeunesse font fi de cette réalité. 
Sans verser dans le communautarisme, Lunik commémore donc à sa façon la pensée des oubliés.
La vidéo a été publiée sur le compte Facebook de l'artiste et est disponible ci-dessous :

samedi 28 mai 2016

La foudre frappe la terre en super slow motion

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Les scientifiques du Florida Institute of Technology sont récemment parvenus à capturer la foudre frapper la Terre en super slow motion, à savoir à 7 000 images par seconde. De quoi ne pas perdre une miette d’un phénomène généralement ultra-rapide.
Des images spectaculaires auxquelles il n’est pas commun d’assister. C’est le 20 mai dernier que ces images de la foudre ont été enregistrées, tout près du campus de l’université Florida Institute of Technology, à quelques 7 000 images par seconde, par le chercheur Ningyu Liu du Geospace Physics Lab, puis réajustées à 700 images par seconde.
Grâce à ces superbes images, on peut prendre le temps d’admirer ces veines électriques tomber du ciel avant de provoquer un immense flash lumineux. Ces images, nous les devons à un appareil qui n’a été déployé que tout récemment, et dont la véritable mission première sera d’étudier la dynamique et l’énergie des charges électriques produites pendant les orages dans la haute atmosphère.


En 2011 déjà, nous avions eu droit à des images exceptionnelles en super slow motion d’un orage capturé à 11 000 images par seconde, par le physicien Vladislav Mazur et le météorologiste Tom Warner (voir la vidéo ci-dessous).



Source : florida institute of technology

jeudi 26 mai 2016

Faut-il bombarder les villes à coup de graines pour les revégétaliser ?

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Comment revitaliser certains espaces urbains où toute biodiversité semble être absente ? Avec le « seed-bombing » bien sûr ! Ce mouvement citoyen a trouvé depuis quelques années une petite place dans les sociétés à travers le monde. En France, ce mouvement est encore timide.
Qu’est-ce que le « seed-bombing » ou « bombardement de graines » ?
Il s’agit de fabriquer, de manière artisanale, de petites boules composées d’argile et de terreau dans lesquelles sont introduites différentes semences. Une fois que ces boules deviennent sèches, elles sont facilement transportables. Ainsi, il peut également s’agir d’une activité amusante puisque le but est de lancer ces boules dans l’espace public.
Lorsque les précipitations arrivent, l’eau libère les graines qui pourront ainsi germer et redonner un peu de vie aux espaces urbains peu utilisés. Cela peut-être une bonne solution pour transformer, par exemple, une friche urbaine délaissée en véritable lieu de verdure.
Le choix des graines pour la composition de ces boules peut être très varié, que ce soit en termes de fleurs, plantes, fruits, légumes ou encore plantes aromatiques. Cependant, il est plutôt déconseillé de fabriquer de telles boules avec des graines d’espèces exotiques, car cela pourrait empêcher les plantes locales de repousser.
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S'agissant de l’enveloppe d’argile et de terreau, il sera également possible de fabriquer ces boules avec d’autres composants à partir du moment où ceux-ci sont bio-dégradables, par exemple des coquilles d’œufs et du compost.
Cette invention est à mettre à l’actif d’un biologiste venant du Japon, mais a été rendue célèbre depuis près de 30 ans par des mouvements écologiques américains dont le but initial était la lutte contre le nucléaire. Ces actions avaient été baptisées « Green Guerilla », puisqu’illégales.
En 2015, la chaine de magasins bio Naturalia avait lancé une opération de sensibilisation, via le « seed bombing », à propos de la végétalisation et des pratiques « Do it yourself ». Cette pratique est un très bon moyen de réintroduire la nature dans les villes, et tout le monde peut s’y mettre à moindre coût, alors pourquoi s’en priver ?
Voici un projet venant de Thaïlande, où les autorités prévoient de larguer par avion des millions de boules de graines afin de restaurer les forêts locales :


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Un voyage vers notre système d'étoile le plus proche ?

Tau Zero/Flickr


Et si l’on parvenait à atteindre Alpha du Centaure, notre système d’étoile le plus proche, pour l’an 2069 soit à l’occasion du centième anniversaire de l’alunissage d’Apollo 11 ? C’est en tout cas ce qu’un congressiste américain a demandé à l’Agence spatiale américaine (Nasa).
Le Texan John Culberson siège à la chambre des représentants aux États-Unis, et contribue notamment à composer le budget de la Nasa avec laquelle il collabore régulièrement. Récemment, il a demandé à l’agence américaine d’accélérer le développement de nouveaux modes de propulsions et de ses propres sondes interstellaires afin de planifier, à l’horizon 2069, une mission vers Alpha du Centaure, le système stellaire qui nous est le plus proche.
Alpha du Centaure est un système de trois étoiles très proches : Alpha Centauri A et Alpha Centauri B, deux étoiles principales qui forment une étoile double à 4,36 années-lumière, et Proxima Centauri (Alpha Centauri C), une naine rouge bien moins lumineuse qui est l’étoile la plus proche du Soleil, à 4,22 années-lumière, soit 270 000 fois la distance entre la Terre et le Soleil.
Pour le moment, le projet le plus prometteur est DEEP-IN, pour lequel la Nasa a accordé des subventions pour qu’il puisse être approfondi, et qui consiste en la propulsion d’un vaisseau à des vitesses extrêmes via un puissant faisceau laser émis directement depuis la Terre. En effet, la lumière est composée de particules appelées photons. S’ils n’ont pas de masse, ils ont par contre une vitesse et ce qu’on appelle une « quantité de mouvement » . L’idée ici, c’est de réfléchir cette énergie vers une grande voile solaire pour générer la poussée, et ainsi propulser le vaisseau.
De leur côté, l’astrophysicien britannique Stephen Hawking et le milliardaire russe Yuri Milner ont eux proposé le projet Breakthrough Starshot, qui consiste en l’envoi de milliers de sondes spatiales d’environ 1 gramme, équipées de voiles solaires, vers Alpha du Centaure. Avec leur faible poids combiné à la puissance du faisceau laser qui serait utilisé pour les propulser, ils comptent leur permettre d’atteindre 20% de la vitesse de la lumière, et ainsi nous offrir de premières images d’Alpha du Centaure en 20 ans.


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mercredi 25 mai 2016

Il y a 4 milliards d’années, les colères du jeune Soleil nous auraient conduites à la vie

CNRS-Ecole Polytechnique.FRANCE


Une récente étude suggère que les « supertempêtes » que produisait notre Soleil encore jeune il y a 4 milliards d’années ont pu nous conduire à la vie en favorisant le réchauffement de la Terre.
Il y a 4 milliards d’années, le Soleil était jeune. Il brillait avec moins d’intensité et la Terre n’avait alors que 70% de l’énergie qu’elle reçoit aujourd’hui, ce signifie qu’elle devait être gelée. Une véritable boule de glace. Mais aussi surprenant que cela puisse paraître, notre planète était en fait un corps chaud avec de l’eau liquide, comme en attestent les preuves géologiques. On appelle ça « le paradoxe du jeune Soleil faible ». Alors, comment expliquer les conditions plus clémentes qui régnaient sur Terre ?
Notre Soleil, rappelons-le, était alors jeune. Mais bien que sa luminosité ait était plus faible qu’aujourd’hui, il n’en était pas moins agité. Dans une récente étude, des chercheurs de la Nasa, emmenés par Vladimir Airapetian, du Goddard Space Flight Center, attestent que les nombreuses tempêtes solaires, qui étaient à l’époque 10 à 50 millions de fois plus énergétiques, avec des vents solaires 50 fois plus forts qu’aujourd’hui, ont pu être au centre du réchauffement global de la Terre, et même une « clé pour la vie sur Terre ».
En effet, il y a 4 milliards d’années ces méga-tempêtes se produisaient environ 10 fois par jour ! Rien à voir avec le débit de nos tempêtes actuelles. Un martèlement qui, selon nos experts, aurait modifié la chimie de l’atmosphère, créant ainsi un climat propice à l’apparition de la vie.
CNRS
En ce temps-là, le champ magnétique terrestre était plus faible et l’enveloppe atmosphérique était composée à 90 % d’azote moléculaire. Ces éjections puissantes et constantes de masses coronales successives auraient alors accéléré ces particules énergétiques, jusqu’ici pas très réactives, comprimant ainsi la magnétosphère de la Terre primitive. Les ouvertures en capuchon situées au niveau des pôles, affaiblis, offraient alors une voie royale à ces particules énergétiques qui, en pénétrant l’atmosphère, auraient réagi sur le dioxyde de carbone (CO2) ou le méthane (CH4), pour former notamment du monoxyde de carbone (CO) et du protoxyde d’azote (N2O).
Selon les chercheurs, cette modification de la composition chimique de l’atmosphère aurait également pu initier une chimie prébiotique, grâce à l’apparition du cyanure d’hydrogène (HCN). Ce composé, très réactif, peut en effet conduire à des composés azotés, comme les acides aminés. Ensemble, cinq molécules de HCN peuvent aussi former de l’adénine. De plus, l’énergie quotidiennement apportée par le vent solaire pourrait être celle qui a permis à la chimie prébiotique d’aller jusqu’aux grandes molécules, comme l’ARN.
Un tel processus, précisent les chercheurs, a pu également se dérouler sur Mars, qui abritait de l’eau il y a quatre milliards d’années. Mais ces bourrasques incessantes de vent solaire ont pu faire voler en éclats son atmosphère. Sur Terre, celle-ci fut suffisamment forte pour résister et en même temps suffisamment poreuse pour que les particules solaires s’immiscent et interagissent avec elle.


Le journal la Sphère est le blogue personnel du journaliste indépendant et chroniqueur Anthony Konaté.

Et si toutes les énergies fossiles brûlaient d’un coup ? Mauvaise idée !

Des puits de pétrole en feu / US Air Force


À l’heure où les ressources sont de plus en plus rares et où leur pénurie bloque toute une économie, une étude montre quelles seraient les conséquences si toutes les énergies fossiles (non renouvelables) de la planète étaient carbonisées d’un coup (charbon, pétrole et gaz naturel). Réponse courte: c’est une mauvaise idée.
Nous sommes déjà conscients que les températures augmentent d’année en année de manière accélérée. Des chercheurs se sont interrogés sur les effets sur la planète que provoquerait un tel phénomène: cela augmenterait considérablement le niveau de dioxyde de carbone dans l’air ambiant de 5 trillions de tonnes. Avec cette quantité de dioxyde de carbone dans l’atmosphère,  les températures pourraient augmenter de 5 degrés d’ici à l’année 2300. Et ce serait encore pire dans l’Arctique, puisqu’elles bondiraient de 11 degrés.
L’étude démontre également que le schéma des précipitations pourrait être réellement néfaste: elles augmenteraient dans le Pacifique Tropical, et diminueraient en Afrique, en Méditerranée, en Australie et dans l’Amazone.




D’autre part, le volume de glace présent en Antarctique serait fortement impacté et provoquerait une élévation du niveau des mers de de 3 mètres par siècle au cours du premier millénaire.
C’est-à-dire qu’une fois la fonte des glaces réellement enclenchée (elle met encore du temps aujourd’hui), le phénomène pourrait s’accélérer. Cela provoquerait à terme, une montée dramatique des eaux de 60 mètres, engloutissant de très nombreuses villes, côtières ou non, à travers le monde.
Et même si l’on réduisait cela à une échelle de temps plus « humaine », il suffit de 30 cm pour que le niveau des eaux commence à ronger nos côtes et menacer très sérieusement nos habitations.




« Une montée du niveau de la mer de 60 mètres entraînerait la submersion de presque toute la Floride, la plupart de la Louisiane et du Texas, toute la côte est des États-Unis, une grande partie de la Grande-Bretagne […] de vastes zones des côtes de l’Asie. Du côté des villes noyées, on compterait Miami, La Nouvelle-Orléans, Houston, Washington, New York, Amsterdam, Stockholm, Londres, Paris, Berlin, Venise, Buenos Aires, Pékin, Shanghaï, Sydney, Rome et Tokyo » nous dit Ricarda Winkelmann, chercheuse à l’Institut de Potsdam en Allemagne.
Quant à cette hausse à deux chiffres des températures, elle causerait l’extinction de la plupart des plantes et des animaux, et rendrait de vastes zones de la planète incultivables et inhabitables par l’Homme. Si les politiques échouent à limiter l’usage de ces énergies, les gisements fossiles seront totalement brûlés d’ici le milieu du XXIIe siècle, calcule l’étude.
Heureusement, il existe des alternatives écologiques, qui mériteraient d’être mieux exploitées pour pouvoir un jour complètement abandonner les énergies fossiles, comme l’énergie solaire ou celle du vent.
Le journal la Sphère est le blogue personnel du journaliste indépendant et chroniqueur Anthony Konaté.

Nouveau bracelet connecté étonnant !

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Avis aux acheteurs compulsifs, une société britannique commercialise désormais un bracelet connecté au compte bancaire capable de causer un choc électrique en cas de dépenses trop importantes. Et si l’on recevait une décharge de 340 volts en cas de découvert ?
Cette entreprise anglaise n’est autre qu’Intelligent Environments, dont la spécialité est la vente de logiciels destinés au secteur bancaire, a annoncé un partenariat avec la société Pavlok. Cette dernière commercialise depuis 2014 des bracelets ayant la capacité d’occasionner une décharge électrique à son porteur. Pour se déclencher, la décharge émanant du bracelet se fera lorsque le compte bancaire de l’utilisateur sera à découvert.
Le logiciel équipant le dispositif a été baptisé Interact IoT (Internet of Things) et est donc capable de lancer des coups de jus de 340 volts. Cependant, son utilisation dépasse le cadre du simple découvert bancaire. En effet, comme le bracelet sera connecté à divers appareils de la maison, cela offre des possibilités plutôt étendues.
Ainsi, le bracelet peut par exemple être connecté au thermostat de la maison, il est donc possible de réduire par ce biais sa consommation de chauffage. Un choc électrique vous sera envoyé lorsque vous aurez dépensé une certaine somme en énergie. Selon Intelligent Environments, près de 300 euros par an peuvent être économisés par l’utilisateur, en recevant quelques décharges lui faisant réduire la température intérieure de 3°C.
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Il est possible d’imaginer des applications vraiment diverses et parfois un peu farfelues, par exemple la possibilité de « réveiller » des employés tardant lors de la pause déjeuner, ou quelques élèves d’une classe en perte d’attention. Ce qui permet d’imaginer ces applications, c’est que le bracelet est entièrement paramétrable en plus de pouvoir se connecter à divers appareils. Ainsi, il est possible de supprimer pratiquement n’importe quelle habitude désagréable.
Selon le constructeur Pavlok, ce « masochisme » ne s’inscrit généralement pas dans le temps puisque les mauvaises habitudes disparaissent petit à petit, rendant le bracelet à terme inutile.


Le journal la Sphère est le blogue personnel du journaliste indépendant et chroniqueur Anthony Konaté.

mardi 24 mai 2016

Peut-on être hypnotisé en regardant la télé ? Apparemment oui !

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Samedi soir, en regardant la télévision sur TF1, un homme de 51 ans est entré dans un état second, selon sa femme, qui a dû appeler les secours. Pour l’hypnotiseur canadien, actuellement au Québec, ce phénomène n’est pas du tout surprenant, ce serait même très fréquent. 
Ses paupières aussi sont soudainement devenues lourdes. Il a en fait été lui-même hypnotisé alors qu’il se trouvait dans son canapé. Alertés par sa femme, les secours ont dû intervenir. Ce résident des Landes est resté bloqué devant l’émission Stars sous hypnose dans laquelle intervient le célèbre fascinateur canadien Messmer. Émission durant laquelle il place des personnalités dans un état second pour leur faire vivre des situations insolites.
En effet après avoir ri, son épouse a été « complètement paniquée ». Bien que les secours soient arrivés rapidement, c’est d’ailleurs elle qui a réussi à réveiller son mari en lui parlant de façon énergique et en essayant de reproduire les gestes de Messmer. Les secours ont indiqué n’avoir jamais vu un cas comme celui-ci auparavant. Ils n’ont d’ailleurs pas eu besoin d’emporter l’homme avec eux après qu’il soit sorti de son état « proche du somnambulisme ».
Le téléspectateur a expliqué un peu plus tard avoir eu très peur et s’être « vu tomber dans le coma tout en étant plus ou moins conscient ». Il a dit ne pas comprendre comment il s’est fait piéger d’autant qu’il connaît assez bien l’hypnose.
Hypnotisé en regardant son téléviseur, c’est donc possible. Notamment si la personne en question est hypersensible et hyper réactive à l’hypnose. Messmer a d’ailleurs expliqué lundi soir qu’il avait déjà vécu ce genre de situation « des centaines de fois à travers ses prestations de télévision ». Il a insisté sur le fait que ce n’était pas un danger, mais qu’il arrivait seulement parfois que des « gens de l’entourage de la personne ne sachent pas comment réagir ».

Pour éviter une épidémie mondiale du Virus Zika, faut-il déplacer les J.O de Rio ?

Zones où le zika est implanté ou surveillé / United States Centers for Disease Control and Prevention


Selon un expert de santé publique canadien, il faudrait déplacer ou retarder les Jeux Olympiques qui se dérouleront en août 2016 à Rio de Janeiro (Brésil). Sa crainte est que l’épidémie devienne vraiment mondiale et que celle-ci finisse par impacter des pays dont le système de santé, insuffisant, ne pourra pas se montrer à la hauteur.
Près de 500.000 personnes sont attendues dans la ville de Rio de Janeiro lors des jeux qui se tiendront du 5 au 21 août 2016. Ces centaines de milliers de visiteurs viendront du monde entier et la question suivante se pose naturellement : Rio peut-elle accueillir cette foule sans risque ? Le Brésil est le territoire le plus touché par le virus Zika, bien que ce fait ait été plutôt masqué par la crise politique frappant actuellement le pays.
Pour répondre à cette question, une déclaration a été dernièrement publiée dans la revue Harvard Public Health. Ce long commentaire est celui d’Amir Attaran, enseignant et spécialiste en santé publique, travaillant pour les facultés de médecine et de droit à l’Université d’Ottawa (Canada). Son conseil pour plus de sécurité est de déplacer géographiquement ou reporter dans le temps cette compétition. L’intéressé craint un« risque de dissémination » du virus Zika à travers le monde.
Rappelons que le virus Zika est apparu au Brésil en 2015, et que depuis, il a été détecté dans près d’une cinquantaine de pays. Transmis par les moustiques de type Aedes aegypti, le virus Zika occasionne des douleurs et de la fièvre tandis que de nombreuses personnes sont infectées sans présenter de tels symptômes. Cette maladie est également responsable d’anomalies à la naissance, car certains enfants naissent avec un cerveau peu développé et un crâne trop petit (microcéphalie).
En février 2016, le virus Zika a été déclaré « urgence de santé publique de portée internationale » par l’OMSet Amir Attaran indiquait dans les colonnes du Guardian que maintenir les Jeux Olympiques était contraire à l’éthique, compte tenu du risque sanitaire encouru : « Est-ce que c’est ça que les Jeux olympiques représentent ? »
La province de la ville de Rio (état de Rio) a enregistré 26.000 cas de virus Zika depuis son apparition, soit le nombre le plus élevé du Brésil, avec une incidence de 157 pour 100.000, le quatrième taux du pays. Ces chiffres reviennent alors à dire que la ville de Rio se trouve en plein cœur de l’épidémie.
AECOM - Vision du futur Parc Olympique des Jo de Rio 2016
« Nous travaillons avec nos partenaires de Rio sur des mesures pour faire face aux mares d’eau stagnante autour des sites olympiques, où les moustiques se reproduisent, pour minimiser le risque que les visiteurs entrent en contact avec eux » a déclaré le comité olympique, qui préfère ne pas parler de report ou de déplacement des jeux, mais de prévention en matière de multiplication des moustiques.
Par ailleurs, les J.O se dérouleront pendant la saison d’hiver au Brésil, ce qui rend théoriquement moins importante l’activité des moustiques, et donc le nombre de piqures potentielles pouvant inoculer le virus Zika aux personnes. Cependant, Amir Attaran explique que la ville de Rio n’a encore jamais connu d’hiver en présence du virus Zika, et qu’il ne faut pas vraiment prendre en compte cette donnée.
Athlètes et visiteurs se donneront rendez-vous pour ces jeux, et ce, en provenance du monde entier. Selon l’expert, l’organisation de cette compétition pourrait favoriser une diffusion du virus Zika dans des pays qui n’ont pas encore été touchés, par exemple le Nigeria, l’Inde, ou encore l’Indonésie qui, en plus d’être des pays très peuplés, ne disposent pas des mêmes moyens que le Brésil pour combattre une telle épidémie.
Sources : Futura Sciences – Top Santé


Le journal la Sphère est le blogue personnel du journaliste indépendant et chroniqueur Anthony Konaté.

« Jacquard », une nouvelle veste connectée et tactile arrive en 2017

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« Jacquard », c’est le nom de la veste un peu particulière que s’apprêtent à lancer ensemble deux géants, celui du web Google et celui du denim, Levi’s. Connectée et tactile, cette veste permettra notamment de contrôler son téléphone, sa musique ou encore de gérer Google Maps.
Il n’y a pas que les smartphones modulaires qui occupent la branche ATAP de Google, pour « Advanced Technology and Projects », puisque l’on y trouve, entre autres, le projet « Jacquard« . Un projet de veste connectée qui semble destinée aux cyclistes, pour lequel le géant du Web collabore depuis un an avec Levi’s, le roi du denim, et qui a été présenté pour la première fois le weekend dernier en marge de la conférence annuelle pour développeurs Google I/O.
À première vue, il s’agit d’une veste tout à fait classique, mais à y regarder de plus près, sur une manche se trouve un morceau de tissu tactile et un peu d’électronique. Le but ici est de permettre au porteur de la veste de contrôler son téléphone sans avoir à le sortir, en étant capable de décrocher ou refuser un appel, contrôler sa playlist musicale ou encore de gérer Google Maps pour s’orienter, tout cela en interagissant avec la manche donc.
Les éléments sensibles de la veste sont placés dans la manche et réagissent aussi bien au toucher, avec des tapes, qu’à des gestes aériens. Selon Google, cela permet de répondre à des appels téléphoniques, à l’aide d’une oreillette, mais aussi de contrôler la musique ou de gérer Google Maps. Et pour le nettoyage, ces éléments électroniques sont amovibles et se rechargent en USB. Pour permettre cette interactivité tactile, des fils conducteurs ont été tissés directement dans la manche de la veste. Le module électronique principal visible sur la manche peut être retiré afin de passer la veste à la machine à laver. « Vous n’avez pas besoin de traiter la veste Jacquard différemment des autres vestes« , insiste Ivan Poupyrev, responsable du Projet Jacquard.
Le tarif n’a pas encore été communiqué, et la commercialisation de « Jacquard » est prévue pour le printemps 2017 aux États-Unis, puis plus tard dans l’année pour l’Europe. La veste sera un élément de la gamme « Levi’s Commuter » qui s’adresse plus spécifiquement aux cyclistes.




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La Nouvelle-Orléans et d’autres villes nord-américaines menacées par les eaux

La Nouvelle Orléans après le passage de Katrina



Selon la NASA, la Nouvelle-Orléans et d’autres villes sont confrontées au risque de se voir recouvrir par les eaux dans un avenir plus ou moins lointain. D’autres scientifiques indiquent également qu’un terrible tsunami pourrait impacter Hawaï dans une cinquantaine d’années.

Selon une étude menée par le Jet Propulsion Laboratory (NASA) parue le 16 mai 2016 dans le Journal of Geophysical Research, la ville de la Nouvelle-Orléans s’enfoncerait progressivement. L’étude a été menée par la géologue américaine Cathleen Jones et son équipe.

Les chercheurs ont analysé des informations obtenues via les radars des drones UAVSAR, capables de mesurer les différences d’altitude avec une précision millimétrique. Ainsi, les scientifiques ont pu calculer la vitesse d’immersion de la ville qui avait été violemment touchée par l’ouragan Katrina en 2005.

La Nouvelle-Orléans s’enfoncerait d’ailleurs de manière inégale suivant les différentes zones sur lesquelles elle repose. Des clichés pris entre 2009 et 2012 ont été comparés et les chercheurs ont établi que certains quartiers de la ville s’enfonçaient d’un peu plus de 5 cm chaque année et d’autres de 3,5 à 4 cm.

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Selon Cathleen Jones, ces informations pourraient être utilisées par les autorités américaines afin d’élaborer des solutions efficaces en réponse à ce phénomène inquiétant, et ainsi prédire des potentielles zones qui seront inondables à l’avenir. Il s’agit surtout de sauver le plus de vies possible et de prolonger un maximum l’existence même de la Nouvelle-Orléans.
D’autres villes américaines seraient touchées par un phénomène similaire, telles que New York et Washington, ainsi que certaines villes européennes dont pour l’heure, nous ignorons les noms. Cependant, les scientifiques du Jet Propulsion Laboratory ont évoqué deux causes prouvées : le facteur humain et les processus géologiques par exemple l’affaissement des roches.
Toute la cote sud des États-Unis semble être touchée par cet enfoncement, et ce depuis des années selon les chercheurs. L’affaissement des roches devrait s’accélérer sous le coup de la montée des eaux imputée au réchauffement climatique, tandis que le facteur humain serait responsable d’irrégularités spatiales de cet enfoncement. Cette partie des États-Unis devrait être, à l’avenir, encore plus exposée aux catastrophes naturelles de grande ampleur.
Enfin, d’autres chercheurs ont évoqué un autre problème de taille. Il s’agit des sismologues de l’université d’Hawaï à Manoa, ayant déclaré qu’un tsunami très puissant devrait frapper l’archipel d’Hawaï dans une cinquantaine d’années. Ce tsunami sera, selon les experts, causé par un terrible tremblement de terre évalué à 9 sur l’échelle de Richter, qui devrait se produire près des iles Aléoutiennes, dans le sud-ouest de l’Alaska.
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Les effets insoupçonnés de la voix d’une maman sur ses enfants

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Reconnaissable parmi tant d’autres, la voix d’une maman possède des effets insoupçonnés sur l’enfant. Aux États-Unis, des chercheurs de l’Université de Stanford ont découvert que la voix maternelle active bien plus de zones cérébrales chez l’enfant qu’ils ne le pensaient jusque-là.
En 2015, une étude montrait déjà que la voix maternelle permettait de booster le développement cérébral des bébés prématurés en couveuse. Mais les vertus de la voix d’une maman ne s’arrêtent pas là, et des chercheurs de l’Université de Stanford, aux États-Unis, ont voulu comprendre pourquoi les enfants préfèrent écouter la voix de leur mère à celle d’autres femmes. Pour cela, ils ont analysé les scanners de cerveaux d’enfants écoutant les voix de leur mère, et ont rapporté leurs observations dans la revue PNAS.
Pour le bien de cette étude, ce sont 24 enfants âgés entre 7 et 12 ans, au quotient intellectuel supérieur à 80, ne présentant aucun trouble du développement et élevés par leur mère biologique qui ont vu leur cerveau être observé par IRM. Durant cette observation, les enfants écoutaient la voix de leur mère prononcer des mots dénués de sens. « Entre 7 et 12 ans, la plupart des enfants ont de bonnes compétences linguistiques, nous ne voulions donc pas utiliser des mots qui avaient un sens parce que cela aurait activé des circuits totalement différents dans le cerveau« , précise dans un communiqué Vinod Menon, principal auteur de l’étude. Ensuite, ces mêmes enfants ont écouté le même enregistrement sonore, mais avec la voix de mères d’enfants qui ne participaient pas à l’étude et qui n’avaient jamais rencontré les volontaires.
Sans trop de surprise, 97% des enfants ont été capables de reconnaître la voix de leur mère en moins d’une seconde. Mais ce qui a retenu l’attention des chercheurs, c’est qu’au-delà des zones cérébrales dédiées à l’audition, d’autres étaient bien plus stimulées par la voix maternelle, à savoir celles impliquées dans les émotions (l’amygdale), dans le circuit de la récompense (voie mésolimbique et cortex préfrontal médial), dans la conscience de soi, dans la perception et la reconnaissance faciale.
« Beaucoup des processus sociaux, linguistiques et émotionnels que nous adoptons viennent de l’écoute de la voix de notre propre mère« , explique Daniel Abrams, co-auteur de l’étude. Ce chercheur a également fait le constat que les enfants qui ont montré les connexions cérébrales les plus fortes entre ces différentes régions étaient ceux qui sont les plus à l’aise socialement et qui présentent d’importantes capacités de communication. Ces résultats pourraient mener vers une meilleure compréhension « des déficits de communication et de sociabilité chez les enfants souffrant de troubles du spectre autistique (TSA)« , conclut Vinod Menon.

Et si le futur de la réalité augmentée ressemblait à ça ?

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Une vidéo montre comment pourrait être la réalité augmentée à l’avenir, une vision d’artiste qui on espère, restera au stade de la fabulation. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il s’agit d’une vision synonyme d’un niveau d’hyper-connexion jamais atteint depuis l’avènement des nouvelles technologies et moyens de communication.
Le film « Hyper-reality » est le fruit du travail de l’artiste londonien Keiichi Matsuda, d’origine japonaise. Il apporte sa vision sur l’évolution d’une technologie encore balbutiante : la réalité augmentée. Il s’agit donc d’interagir avec tout son environnement, ici urbain, matérialisé par exemple par les routes, les murs, les vitres d’un bus, les étals de supermarché et bien sûr les personnes.
« La réalité virtuelle, la réalité augmentée, les objets connectés et internet nous emmènent vers un monde où la technologie sera présente partout dans nos vies » explique l’artiste sur son site officiel. Selon lui, ce film « veut donc explorer cette excitante, mais dangereuse trajectoire que nous vivons ».
Cette vidéo, qui a été tournée dans la ville de Medellín en Colombie, serait donc pour l’artiste la suite logique des actuelles applications de la réalité augmentée. Ainsi, nous avons la panoplie du parfait « hyper-connecté », avec un champ de vision envahi d’encarts, d’icônes et d’applications. On y voit la personne équipée jouer à un jeu vidéo, communiquer en visio, se repérer dans la ville, une ville où les commerces prennent également du relief grâce à la réalité augmentée. C’est par exemple le cas des supermarchés, temple de la consommation, où les rayons ressemblent presque aux rues de Las Vegas !
Les addicts aux nouvelles technologies trouveront ici un moyen de ne jamais « guérir », puisque la vidéo, qui donne tout de même la migraine, suggère que la vie pourrait être considérée comme un jeu vidéo, ou quasiment. Très évocateur et faisant office de mise en garde, le court-métrage indique vers quelle dérive cette technologie pourrait se diriger sans contrôle, dans un contexte actuel de consommation frénétique et d’hyper-connexion.




Le journal la Sphère est le blogue personnel du journaliste indépendant et chroniqueur Anthony Konaté.

lundi 23 mai 2016

Voici la vidéo la plus regardée de l’histoire de Facebook



Elle provient pourtant d'un simple compte facebook appartenant à une mère de famille américaine, Candace paine, vidéo du 19 mai. Elle s'est filmée en train de déballer et d'essayer un masque de Chewbacca.



Andy Warhol disait " qu'à l'avenir, chacun aura droit à 15 minutes de célébrité mondiale".

Critique de Michel Onfray par Anthony Konaté

Considérations sur Michel Onfray. « Plus on pense de façon objective, moins on existe. » - Sören Kierkegaard - Mais à vrai dire, je n'ai même pas voulu être objectif dans cette rédaction.
Michel Onfray est un «philosophe» et essayiste français né le 1er janvier 1959 à Argentan. Athée et ardent défenseur de l'épicurisme, il défend et promeut l'idée d'une lecture du réel basée sur la volonté de puissance quand selon lui (et d'autres), la croyance repose sur la faiblesse intrinsèque de l'Homme, l'ayant conduit à s'inventer des Dieux ainsi qu'une vie après la mort.
Je me défais rapidement de la problématique générale et des avis que suscite la question pour remarquer dans un premier temps à quel point cet homme, dans ses idées remarquables apparaît comme original et marquant tant par sa manière d'aborder la thématique (déformer et biaiser les analyses théologiques) que de formuler son avis (en qualifiant littéralement ses quelques lecteurs croyants de "moutons"). 
Malgré son triste penchant consistant à effleurer les livres ou à les lire en diagonale, soulignons tout de même que les médias l'évoquent en tant que «philosophe» ce qui nous amène donc à nous interroger sur cette question qui traverse les siècles : qu'est-ce qu'un philosophe ?
Wikipedia nous apprend qu'un philosophe «est une personne dont les écrits ou la parole sont reconnus par des écoles, groupes, religions, ou académies... Il existe ainsi une dimension de reconnaissance entre le philosophe et le groupe qui le juge en tant que tel. »
Pour dépasser cette clarification, j'ouvre mon dictionnaire de vocabulaire technique et critique de la philosophie (aux éditions puf), on m'apprend alors que dans les quatre définitions proposées, celle considérée comme répondant le plus à la tradition rapportée par Cicéron notamment ouDiogène Laërce est la suivante : Un philosophe s'occupe de connaître les choses divines et humaines, les origines et les causes de tous les faits. Devant cette tâche colossale qui incombe aux philosophes, tout ce qui intéresse notre Onfray c'est de coucher à l'écrit ses pensées épicuriennes avec des titres très racoleurs comme "l'art de jouir" publié en 1991, ou encore "féérie anatomique" paru en 2003.
La dialectique socratique et la dialectique platonicienne nous enseignent les fondements de l'art de penser, qui n'est pas l'art de faire des fiches universitaires au sujet d'auteurs qu'il faut bien évidemment expliquer au public afin de contribuer à l'éducation de la masse. C'est ainsi qu'on en arrive à des ouvrages du type "crépuscule d'une idole" ou "la puissance d'exister : manifeste hédoniste", ne se contentant par là que de reprendre des pensées avec des "réajustements" contestables. Quant à son traité d'athéologie présenté comme l'ouvrage le plaçant au sommet de son art, il s'agit d'un livre de piètre facture dont la condition sine qua non a été l'existence de son maître à penser, Nietzsche, qu'il ne s'exclut pas de citer à propos de son ouvrage "Ecce homo, Pourquoi je suis un destin, § 8". C'est en somme un somptueux ramassis d'excréments textuels au milieu desquels il se moque encore et toujours de ceux qui sont à la recherche d'une dimension spirituelle, pour ne citer qu'un passage dans la deuxième partie de sa préface au sujet du paradis " il connaîtra donc un jour ces délices ? Oui, j'espère... Je les lui souhaite sincèrement - gardant en mon for intérieur cette certitude qu'il se leurre, qu'on le trompe et qu'il n'en connaîtra malheureusement jamais rien..." Quel mépris, quelle arrogance et quelle suffisance chez un personnage qui se sent l'âme d'un Nietzsche, qu'il ne surpassera jamais ni dans la pensée, ni sous aucune forme de production intellectuelle. Là où le bât blesse, c'est qu'il tente manifestement de vivre selon les enseignements de Nietzsche sans avoir pratiqué le même travail de réflexion que lui afin de parvenir à ses conclusions.
La polarisation médiatique à son égard et le succès de ses livres sont deux indicateurs, semblerait-il en ce triste siècle pour la pensée, permettant de désigner avec légèreté une personne au moyen de sa visibilité comme éminente dans le domaine de la philosophie.
La pierre d'achoppement devant la qualification que revêt Michel Onfray peut être représentée sous cette simple question : Michel Onfray laissera-t-il un seul enseignement philosophique derrière lui ?
La réponse est incroyablement évidente, il n'aura laissé à la postérité qu'une illustration supplémentaire et même superfétatoire de la maxime que l'on impute injustement à Antoine Lavoiser « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. »
Un philosophe tient compte des enseignements de ses prédécesseurs quand ceux-ci ont été assez lumineux pour que la pensée soit portée à un haut degré d'incandescence en les considérant. Michel Onfray est un obsédé de la référence et c'est même un professionnel de références livresques ostentatoires, quitte à en déprécier sa pensée originelle. Ce n'est pas un philosophe mais un philodoxe en puissance agitant de grandes problématiques déjà soulevées, comme un enfant pourrait s'amuser en remuant son hochet.


Le journal la Sphère est le blogue personnel du journaliste indépendant et chroniqueur Anthony Konaté.