vendredi 10 juin 2016

Euro 2016 : François Hollande prêt à prendre les mesures nécessaires face aux grèves

Gare de Lyon à Paris, le 7 juin.

Alors que la France s’apprête à accueillir l’Euro de football, vendredi, dans un climat social tendu, marqué notamment par des grèves dans les transports (SNCF, RATP, Air France), le président François Hollande a affirmé jeudi 9 juin à Tulle, en Corrèze, que « l’Etat prendra toutes les mesures qui seront nécessaires », en faisant « appel à la responsabilité de chacun ».




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« Je serai extrêmement attentif et vigilant et dans la journée de demain, s’il doit y avoir des décisions, elles seront prises », a affirmé le chef de l’Etat alors que les conducteurs des lignes de transport ferroviaire (RER B et D) qui desservent le Stade de France, où aura lieu vendredi soir le match d’ouverture de l’Euro 2016, France-Roumanie, ont prévenu qu’ils seraient massivement en grève.


S’il refuse d’évoquer publiquement le recours possible aux réquisitions de personnel (« Pour l’instant, nous n’en sommes pas là ») il délivre un message des plus fermes : « Soyez sûrs que les services publics seront assurés et que l’Etat prendra toutes ses responsabilités. » Et de souligner :

« Si l’Etat doit faire son devoir, il prendra toutes les mesures qui sont nécessaires pour accueillir, pour acheminer, pour transporter, pour faire en sorte que les matchs puissent se tenir dans les conditions exigeantes de sécurité. »
De son côté, le premier ministre, Manuel Valls, a prévenu jeudi soir qu’il n’excluait « aucune hypothèse » pour acheminer les supporteurs vers le Stade de France vendredi. Interrogé sur une possible réquisition de chauffeurs, il a répondu :

« Je n’exclus par principe aucune hypothèse. Ce que je souhaite, c’est qu’on fasse en sorte de pouvoir acheminer dans les meilleures conditions de sécurité et de confort les 80 000 spectateurs [attendus] »

« Pour faciliter la bonne gestion des flux », le préfet de police de Paris a d’ailleurs conseillé aux spectateurs d’arriver le plus tôt possible au Stade de France.

La CGT ne veut pas empêcher le déroulement de l’Euro


La CGT « souhaite que l’Euro se déroule comme une vraie fête populaire dans les stades comme dans les fan-zones », a lancé son leader, Philippe Martinez, en pointe de la mobilisation contre le projet de loi travail. « Je ne suis pas sûr que bloquer les supporteurs soit la meilleure image que l’on puisse donner de la CGT », a estimé le numéro un de la centrale, tout en avertissant que le mouvement « n’est pas terminé ».

Il a confirmé jeudi soir à l’agence de presse Reuters que la ministre du travail Myriam El Khomri l’avait invité à le rencontrer le vendredi 17 juin. « C’est ce que nous réclamons depuis des mois, il était temps », a-t-il commenté, en ajoutant : « C’est mieux quand on se parle que quand on s’ignore, ou qu’on ignore la première organisation syndicale de France. »

La journée de jeudi a été marquée par des actions et blocages en tous genres à travers le pays, et par des défilés pour « occuper le terrain » avant la manifestation nationale du 14 juin à l’appel des sept syndicats opposés à la « loi travail » (CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL).


Elle sera la première du genre depuis le début de la contestation il y a trois mois. Depuis l’aube, les opposants ont multiplié les blocages temporaires : les accès au marché de Rungis, le port de Lyon, des voies ferrées à Annecy, Toulouse et Saint-Nazaire, et le périphérique nantais.


La CGT ne veut pas empêcher le déroulement de l’Euro


La CGT « souhaite que l’Euro se déroule comme une vraie fête populaire dans les stades comme dans les fan-zones », a lancé son leader, Philippe Martinez, en pointe de la mobilisation contre le projet de loi travail. « Je ne suis pas sûr que bloquer les supporteurs soit la meilleure image que l’on puisse donner de la CGT », a estimé le numéro un de la centrale, tout en avertissant que le mouvement « n’est pas terminé ».


Il a confirmé jeudi soir à l’agence de presse Reuters que la ministre du travail Myriam El Khomri l’avait invité à le rencontrer le vendredi 17 juin. « C’est ce que nous réclamons depuis des mois, il était temps », a-t-il commenté, en ajoutant : « C’est mieux quand on se parle que quand on s’ignore, ou qu’on ignore la première organisation syndicale de France. »


La journée de jeudi a été marquée par des actions et blocages en tous genres à travers le pays, et par des défilés pour « occuper le terrain » avant la manifestation nationale du 14 juin à l’appel des sept syndicats opposés à la « loi travail » (CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL).


Elle sera la première du genre depuis le début de la contestation il y a trois mois. Depuis l’aube, les opposants ont multiplié les blocages temporaires : les accès au marché de Rungis, le port de Lyon, des voies ferrées à Annecy, Toulouse et Saint-Nazaire, et le périphérique nantais.