vendredi 10 juin 2016

Entreprises, emploi : « les bons signaux de l’économie française »


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L’Insee a revu à la hausse les créations nettes d’emplois des deux derniers trimestres : elles se sont ainsi établies à 46 500 nouveaux postes (+ 0,3 %) fin 2015 et à 40 400 (+ 0,3 %) début 2016, selon des données définitives publiées jeudi 9 juin.


Dynamisme du secteur tertiaire


En un an, un total de 159 600 postes (solde net) a ainsi été créé dans les secteurs marchands non agricoles, soit le plus haut niveau enregistré depuis début 2008.

L’estimation de l’emploi au quatrième trimestre 2015 est rehaussée de 14 700. Celle du premier trimestre 2016 est révisée à la hausse de 16 000 par rapport à l’estimation flash publiée le 13 mai.
Au premier trimestre, il augmente dans le secteur tertiaire (+ 0,4 % hors intérim), dans l’intérim (+ 0,3 %) et légèrement dans la construction (+ 0,1 %), mais recule dans l’industrie (− 0,3 %).

Ces chiffres illustrent la meilleure confiance des acteurs économiques soulignée, depuis quelques mois, par les études de conjoncture et qui se traduit notamment par une reprise progressive de l’investissement dans les entreprises.



Les défaillances d’entreprises en baisse


Le nombre de défaillances d’entreprises en France a reculé de 4,1 % sur les douze mois achevés fin mars, a par ailleurs annoncé la Banque de France. Au total, 61 198 entreprises ont fait l’objet d’une procédure de sauvegarde, été placées en redressement judiciaire ou mises en liquidation sur cette période, contre 63 789 à fin mars 2015.

Par secteurs, les défaillances « diminuent dans la construction (– 7,5 %), l’industrie (– 7,2 %), le soutien aux entreprises (– 6,1 %), le commerce et la réparation automobile (– 4,1 %), l’information et communication (– 3,6 %), ainsi que le transport (– 2,1 %) ». Elles augmentent en revanche dans l’hébergement-restauration (+ 0,6 %) et restent stables dans l’enseignement, la santé, l’action sociale et les services aux ménages.
Par taille d’entreprises, les défaillances diminuent de 4,1 % pour les petites et moyennes entreprises, mais augmentent de 7,9 % pour les entreprises de taille intermédiaire (ETI) et les grandes entreprises.


La croissance repart à la hausse


La croissance du produit intérieur brut (PIB), c’est-à-dire de la richesse nationale, est repartie à la hausse en 2015 (1,3 %, selon les chiffres de l’Insee annoncés le 17 mai) et devrait être encore supérieure en 2016 (1,5 % selon le gouvernement), après trois années de quasi-stagnation.

Dans une note publiée en avril, l’OFCE avait souligné des « signaux positifs » pour l’économie française, comme les créations d’emplois ou la hausse du taux de marge des entreprises. Pour l’organisme, si le pays reste « loin d’une croissance vigoureuse », il semblerait « entamer sa lente convalescence, notamment par le redressement du pouvoir d’achat des ménages, la baisse du chômage, l’amélioration de la compétitivité des entreprises et la réduction du déficit public ».

L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a également relevé dans une note un contexte pour l’heure favorable à l’économie française, notamment grâce à une inflation faible, liée à la baisse des prix du pétrole, alors que le pouvoir d’achat augmente.