dimanche 12 juin 2016

Ehang 184 : la voiture drone pourrait entrer en phase de tests aux Etats-Unis


Un accord a été signé avec le constructeur chinois Ehang pour effectuer les premiers tests en vol d'un drone capable d'emporter un passager.



Modélisation numérique du drone transporteur d'un passager, Ehang 184, du constructeur chinois éponyme. ©Ehang

DÉCOLLAGE.
 L'engin avait fait couler beaucoup d'encre durant l'édition 2016 du CES (salon des nouvelles technologies) de Las Vegas. Et pour cause : "l'Ehang 184", présenté par le constructeur chinois éponyme, a de quoi surprendre. Imaginez un drone quadricoptère au format XXL, suffisamment grand pour qu'un passager puisse y embarquer. En théorie, l'engin ne nécessite aucune connaissance de pilotage. Il suffit d'indiquer la destination souhaitée par l'intermédiaire d'une tablette tactile et l'Ehang 184 se charge ensuite de tout. Sauf qu'au moment où ce prototype a été présenté, de nombreuses questions restaient en suspens quant à son état de développement. Il semblerait que le projet soit bien avancé puisqu'il pourrait entrer en phase de tests aux États-Unis, dans le Nevada. En effet, le 26 mai 2016, un accord a été signé en ce sens, entre le constructeur chinois et le NIAS (l'Institut des Systèmes automatisés du Nevada). D'après cet accord, les tests pourraient avoir lieu avant la fin de l'année 2016.



L'Ehang 184 mesure presque 1,5 m de haut pour 3,9 m de long et autant de large. Équipé d'un unique siège, il pèse à vide environ 200 kilos, et serait capable d'emporter dans les airs un passager et un bagage totalisant une centaine de kilos. Si la législation l'y autorise, l'appareil peut, si l'on en croit les spécifications techniques du site, monter à une altitude de 500 mètres et circuler à 100 km/h durant 23 minutes si ses batteries sont pleinement chargées. Si ce design de type quadricoptère permet une grande maniabilité et des décollages et atterrissages verticaux, il présente en revanche un défaut de taille : il suffit qu'un moteur tombe en panne pour que l'appareil perde toute stabilité et s'écrase. Pour pallier ce risque, chacun des quatre bras du prototype porte non pas un mais deux rotors à son extrémité. Ainsi, si un moteur tombe en panne, l'appareil conserve, selon ses concepteurs du moins, suffisamment de stabilité pour se poser en urgence.