mercredi 18 mai 2016

Voici Vitirover, robot solaire qui veut mettre fin à l’utilisation des désherbants chimiques ! - Anthony Konaté

Vitirover
Les herbicides chimiques utilisés dans les vignobles commencent à faire du bruit en France. Ils polluent les sols, affectent la santé des vignerons et des riverains et, potentiellement celle des consommateurs de vin. Vitirover est un robot-tondeur écologique qui épargne les vignes, et ce n’est qu’une seule de ses qualités !
Le robot Vitirover apparait clairement comme une alternative aux désherbants chimiques massivement utilisés dans les vignobles français. Il a été mis au point à Saint-Émilion (Gironde) par Xavier David Beaulieu et son frère, propriétaires du château Coutet. Insatisfaits des solutions de désherbage existantes, les deux frères ont inventé un robot-tondeur aux caractéristiques séduisantes.
« Pour éliminer les désherbants chimiques, pour gagner du temps et de l’argent » peut-on lire sur le site officiel.
Le Vitirover, qui embarque un panneau solaire, se veut énergétiquement autosuffisant. Il se commande à distance via une connexion Wi-Fi et une application mobile dédiée, alors qu’il est également capable de s’orienter seul sur une parcelle de vignoble, et ce en suivant un parcours défini par un balisage GPS. De plus, plusieurs de ces machines peuvent travailler « en troupeau », traitant des parcelles en collaborant ensemble.
Ce type de robot ne blesse pas le pied des vignes et laisse un minimum d’herbe au sol, ce qui préserve la vie microbienne présente et essentielle aux plantations. De plus, les ressources d’eau souterraines comme les nappes phréatiques sont également épargnées.
Capture d’écran 2016-05-17 à 10
« C’est en somme un mouton électrique qui ne broute pas les feuilles », déclarait Arnaud de la Fouchardière, qui en 2010, a créé une entreprise permettant d’exploiter l’idée des frères Beaulieu.
Côté consommation, si l’on compare avec l’utilisation de désherbants chimiques (60kg/ha) dans les vignes, le robot Vitirover permet d’économiser 179 litres de fuel, 200 litres d’eau et 195kg de CO². Cette initiative est évidemment à saluer pour sa vocation à soutenir une agriculture plus saine et durable.
- Journal la Sphère - Média indépendant par Anthony Konaté