jeudi 12 mai 2016

Valkyrie : le robot de l’espace marche enfin !

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La NASA avait envoyé un robot Valkyrie dans trois universités de renom. Le but était d’aider l’agence spatiale américaine à entrainer le robot et accélérer sa mise en service et sa future mission sur la planète Mars.
Les trois universités ayant reçu un modèle de robot Valkyrie sont le laboratoire de Locomotion robotique du MIT (Massachusetts, États-Unis), l’Université de NorthEastern (Massachusetts) et l’Université d’Édimbourg (Écosse). C’est dans cette dernière faculté que Valkyrie s’est enfin mis à marcher.
Ce robot de l’espace montré pour la première fois lors du Darpa Robotics Challenge (DRC) en 2013 mesure 1,80 mètre pour 125 kg. L’apprenti astronaute a été équipé des plus onéreux capteurs et logiciels du monde. Trop peut-être, puisque Valkyrie fût jugé surchargé, ce qui, selon les experts, limite sa capacité à manœuvrer, et ce en plus de son coût exorbitant.
À la base, Valkyrie était équipé d’un capteur laser LidaR, de quatre caméras HD, et de six caméras de profondeur, mais les ingénieurs ne savaient pas vraiment à quoi pouvait servir une telle accumulation d’équipements. Cependant, à force d’expérimentations, ces équipements ont été revus à la baisse afin de répondre aux exigences relatives au déplacement du robot, ainsi qu’à sa souplesse au niveau des gestes accomplis. Ces changements ont eu pour but de donner la possibilité à Valkyrie d’effectuer sur Mars même les gestes les plus simples.
En juin 2015, la NASA a décidé de demander l’aide de certaines unités universitaires et l’université d’Édimbourg a été la première à faire part d’améliorations. Le dernier modèle Valkyrie, Unit D, fait désormais beaucoup de progrès, d’ailleurs partagés par l’université dans plusieurs vidéos parues ces derniers jours. En effet, le robot bouge, marche, ramasse une boite et cartographie même son environnement. Cependant, le chemin vers la mission sur la planète Mars, pour laquelle le robot a été conçu, est encore loin.
« Le plus gros challenge sera de réussir à faire en sorte que Valkyrie interagisse avec les gens. Pour cela, il nous faut mettre au point des algorithmes particulièrement souples. On rêve d’aboutir à une sorte de collègue de travail qui accompagnera et assistera les astronautes en missions spatiales » explique Sethu Vijayakumar, directeur du Centre de Robotique d’Édimbourg.
Voici deux vidéos montrant clairement les progrès de Unit D :



- Journal la Sphère - Anthony Konaté