lundi 9 mai 2016

Nous n’aurions découvert que 0,001% des espèces de notre planète

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À ce jour, 10 millions d’espèces sont identifiées sur notre planète. Selon des biologistes de l’université de l’Indiana, aux États-Unis, nous n’aurions en réalité découvert que 0,001% des espèces présentes sur Terre, qui seraient donc au nombre de mille milliards.
Mille milliards. C’est le nombre d’espèces qui peupleraient la Terre, alors que nous n’en avons connaissance que de 10 millions, soit une part infime de 0,001%. Une estimation donnée par les biologistes de l’université de l’Indiana, aux Etats Unis, basée sur l’une des plus larges analyses de données suggérant que la biodiversité opère sur une « échelle mobile exponentielle« . Si les chiffres ne devraient pas être bien plus grands au niveau des grands mammifères, c’est au niveau microbien et des micro-organismes que notre connaissance ferait défaut.
Pour le bien de cette étude, ces biologistes ont utilisé des dizaines de milliers d’enregistrements existants pour assembler un ensemble de données sur plus de 5,6 millions d’espèces (micro et non-micro-organismes) en provenance de 35 000 sites dans le monde, couvrant tous les continents et les océans, sauf l’Antarctique. Après analyses de ces données, ces biologistes ont réalisé que de nombreuses estimations précédentes de la biodiversité ont largement sous-échantillonné les micro-organismes, des populations qui ont été un peu mieux recensées au cours de ces dernières années.
Les « lois d’échelle » utilisées par les biologistes, selon lesquelles le nombre d’espèces comptées augmentera généralement avec la surface sur laquelle s’effectue le recensement, suivent aussi le principe que le nombre augmentera plus rapidement sur une très petite échelle qu’à plus grande échelle. Mais il reste très compliqué de définir avec précision un décompte précis, car de nouvelles espèces apparaissent constamment tandis que d’autres disparaissent.
Cependant, les biologistes de l’université de l’Indiana ont pu utiliser leur immense ensemble de données pour observer les tendances sur l’abondance des espèces, le nombre d’organismes individuels par espèce, s’adaptant à la biodiversité. Ainsi, ils ont estimé « que la Terre héberge au moins mille milliards d’espèces microbiennes. » Une étude à consulter en intégralité dans la revue PNAS.