vendredi 20 mai 2016

Mars aurait été le théâtre de méga-tsunamis il y a 3,4 milliards d’années | Journal la Sphère | Anthony Konaté

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Une étude américaine publiée ce jeudi 19 mai 2016 dans la revue Scientific Reports avance que la planète Mars aurait subi, il y a environ 3,4 milliards d’années, deux méga-tsunamis, « une preuve de l’existence d’un océan primitif » sur la planète rouge selon les chercheurs.
Il y a 3,4 milliards d’années, la planète Mars était loin d’être comme on la connaît aujourd’hui, avec des lacs, rivières qui se jetaient probablement dans un vaste océan qui couvrait la plupart des plaines du Nord de la planète rouge. Une hypothèse difficile à confirmer puisque l’on ne trouve aucune ligne de côte clairement dessinée à la surface de Mars. Aussi, dans les plaines du Nord de Mars, des dépôts sédimentaires sont repartis à des altitudes diverses.
Une équipe de chercheurs dirigée par Alexis Palmero Rodriguez du Planetary Science Institute à Tucson, aux États-Unis, apporte un nouvel élément à ce mystère, affirmant que ces dépôts sédimentaires aléatoirement répartis pourraient être le fruit de deux méga-tsunamis successifs, avec des vagues allant jusqu’à 120 mètres de haut et pénétrant profondément dans les terres, jusqu’à plusieurs centaines de kilomètres. « Nous avons des preuves géologiques que deux tsunamis qui ont eu lieu il y a environ 3,4 milliards d’années » explique Alexis Palmero. Selon les auteurs de l’étude, des cratères d’environ 30 km de diamètre creusés par des impacts de météores auraient pu engendrer ces phénomènes. « Cependant, il existe d’autres phénomènes capables de déclencher des tsunamis comme les tremblements de terre ou les glissements de terrain« , précise Alexis Palmero.
Alexis Rodriguez / NATURE PUBLISHING GROUP
« Les surfaces submergées par les vagues étaient énormes, de 800 000 km² à 1 000 000 km² selon les tsunamis » explique Alexis Palmero. Le premier tsunami identifié par les chercheurs a déposé des blocs de sédiments rocheux. Puis l’eau a regagné l’océan en creusant des canaux à multiples branches. « Le deuxième tsunami qui s’est déclenché selon nous dans des conditions climatiques beaucoup plus froides a déposé des blocs de glace, les vagues s’étant figées sur place« , détaille le chercheur.