vendredi 13 mai 2016

À 70 ans, elle met au monde son premier enfant

Barcroft Images
Daljinder Kaur est une Indienne âgée de 70 ans comblée de bonheur. Et pour cause, avec son mari Singh Gill, âgé lui de 79 ans, ils viennent de donner naissance à leur premier enfant, qui est en parfaite santé.
C’est au mois d’avril dernier qu’est né l’enfant de ce couple composé de Daljinder Kaur, 70 ans et de Singh Gill, 79 ans. Un réel bonheur pour ce couple puisqu’il s’agit là de leur premier enfant, sans doute aussi le dernier. C’est après avoir eu recours à une fécondation in vitro (FIV) dans une clinique spécialisée de l’État de l’Haryana, un état du nord de l’Inde, que Daljinder est tombée enceinte.
Après 46 ans de mariage, ce couple peut enfin connaître le bonheur qu’est celui de donner la vie. Ensemble, ils avaient quasiment abandonné tout espoir d’avoir un jour un enfant, et devaient affronter le mépris de leur entourage, dans un pays où culturellement, l’infertilité est parfois vue comme une malédiction divine, a confié la « jeune » maman. « Quand on a vu la publicité pour la FIV, on s’est dit que l’on devrait essayer, étant donné que je voulais vraiment avoir un bébé » a-t-elle également confié.
Si dans un communiqué, la clinique spécialisée dans laquelle Daljinder Kaur a accouché a évoqué l’âge de 72 ans pour cette dernière, celle-ci affirme qu’elle est âgée de « seulement » 70 ans, une situation fréquente dans ce pays où de nombreuses personnes ne disposent pas de certificat de naissance. Quant au bébé, il aurait été conçu à partir des ovules et du sperme du couple et est « en bonne santé et plein d’énergie », après être né le 19 avril avec un poids de naissance de deux kilos, selon le National Fertility and Test Tube centre.
Il ne s’agit pas là d’un record en terme d’âge pour concevoir, puisque le record du monde nous vient également d’Inde, dans l’État de l’Uttar Pradesh, où une femme de 72 ans a donné naissance à des jumeaux en 2008, là aussi par le biais d’une fécondation in vitro. Les grossesses ultra-tardives (après 50 ans) restent tout de même à risques, avec des possibilités d’hypertension artérielle, de dysfonctionnement thyroïdien ou encore de diabète gestationnel.
- Journal la Sphère - Anthony Konaté, journaliste indépendant